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Régularisez Pierre Lohoua
qui vit et travaille en France depuis 10 ans, qui a toujours payé ses impôts et son loyer, mais dont le titre de séjour n'a pas été renouvellé. Le 13 Juin, Pierre passera au tribunal administratif. Il a besoin d'avoir un maximum de pétitions pour appuyer son dossier. Pour signer la e-pétition, c'est ici.





Evelyne Maubert,
illustratrice et peintre

si vous aimez,
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sur son site




Lundi 25 juin 2007

   Le Magasin des Suicides, Jean Teulé
 
éditions Julliard







Résumé : Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

Il va sans dire que ce livre m'a fait sourire du début jusqu'à la fin. Le lecteur est plongé dans un futur où se suicider est
devenu un acte aussi banal que celui de se laver les dents, du moins en apparence parce que la fin brutale et inattendue du roman, vous ramène à la réalité et nous raconte combien le suicide n'a rien d'anodin.
Ce qui fait le charme de ce roman, c'est l'imagination débordante et sans limite, ni interdits de l'auteur. Il arrive à rendre plausible les mille et une manières qu'il a inventées de se suicider. Ce livre m'a beaucoup fait penser au film que j'ai adoré et revu je ne sais combien de fois, C'est arrivé près de chez vous. Le ton est le même et l'enjeu aussi : vous faire rire en vous racontant quelques choses d'absolument horribles !
J'ai beaucoup aimé le personnage d'Alan, le petit dernier de la famille Tuvache qui essaye coûte que coûte de montrer que la vie est belle. Son zézaiement m'a fait craquée et ses paroles pour remonter le moral aux clients qui veulent se suicider et son acharnement sont absolument adorables.
C'est assurément un bon moment de lecture. Et je continuerai à lire cet auteur.
Je vous met l'avis de Thom qui est plus mitigé mais ça, c'est parce qu'il a préféré les autres romans de Teulé.
L'avis de Lhisbei qui m'a donné envie de découvrir ce roman puisque c'est le livre que je lui ai offert pour le swap.
Et l'avis de Yue Yin mitigé aussi.


Par musky - Publié dans : romans francophones
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Lundi 18 juin 2007
Je vous livre un résumé de la rencontre à laquelle j'ai voulu assister, à l'occasion du Marathon des mots.

Où en est la fiction en France et au Royaume-Uni ?

Les participants présents autour de cette réflexion : Philippe Djian,
James Flint (auteur [d'ailleurs très séduisant] du livre Electrons libres), Tobias Hill (auteur du livre Le Cryptographe) et Robert Mc Liam Wilson (auteur du livre Les Dépossédés)

     
                                                                             
 
La discussion s'est essentiellement articulée sur les différences entre littérature française et littérature anglo-saxonne. J'ai décidé de synthétiser les propos en 4 axes (ce qui n'est pas une mince affaire !) :

Une approche différente de la littérature :

Philippe Djian a tout de suite qualifié la littérature française de littérature "de laboratoire", c'est-à-dire d'idées. A l'inverse, la littérature anglaise est plus tournée vers l'expérience et la vie, à savoir qu'il faut vivre pour écrire. Selon lui, le constat est sans appel : la littérature française se porte mal !
Robert Mc Liam Wilson, heureusement, a été plus précis, en disant qu'il y avait plus de liberté dans la littérature anglo-saxonne. Les écrivains français se font comme un devoir d'écrire des choses très intellectuelles, alors qu'au Royaume-Uni, c'est l'histoire qui prime.
Tobias Hill sous-entend qu'en France, on est intéressé par des romans qui défendent des idées, tandis que chez eux, la narration et l'intrigue sont plus importantes, en soulignant que la langue anglaise est très maladroite avec les idées. De même, James Flint réitère en disant que ce sont les personnages qui permettent de mettre en avant les opinions de l'auteur et non, l'inverse. Ainsi, les écrivains français créent leurs personnages en fonction des idées qu'ils veulent véhiculer, quand les écrivains anglo-saxons, eux, créent d'abord une histoire qui par le biais des personnages révélera un propos plus fondamental que ce qu'il n'y paraît.

Une diversité de genre :
Djian explique qu'en France, chacun reste dans son genre d'écriture. Les écrivains anglo-saxons, eux, s'amusent à mélanger les genres. Il prend comme exemple le livre Les Dépossédés en disant que Mc Liam Wilson aurait pu écrire un essai sociologique mais a pris le parti d'en faire un roman. En effet, ce livre raconte, en se basant sur de vrais témoignages, comment Madame Thatcher a ruiné le pays en faisant, en dix-huit mois d'exercice, des milliers et des milliers de pauvres.
Ensuite James Flint a pris en exemple son propre roman qui raconte l'histoire d'un sculpteur qui utilise des déchets nucléaires pour réaliser ses oeuvres-d'art. Dans son livre, il utilise le procédé d'écriture de la science fiction, laissant croire ainsi au lecteur que l'histoire se passe dans le futur, alors qu'en fait l'histoire est vraie. Et pour montrer à quel point la réalité peut parfois dépasser la fiction, il a inséré dans son roman des photographies qui prouvent la véracité de son histoire. Il parle de ses livres comme des romans actuels, écrits sous la forme de la science-fiction.
[petit aparté de ma part : j'ai trouvé les propos de James Flint très intéressants et je ne dis pas ça parce que son charme so british m'a littéralement séduite ;))]

Une diversité culturelle :
James Flint remarque que la littérature anglaise est souvent considérée, à tort, comme étant unique alors qu'en fait, il y a de nombreuses différences entre les littératures anglaises. Robert Mc Liam Wilson nous explique alors, ce qu'est l'identité britannique : à savoir que le Royaume-Uni regroupe plusieurs états (l'Angleterre, l'Ecosse, Le Pays de Galles et l'Irlande du Nord) et que la littérature anglaise vit avec toute cette diversité. Tobias Hill fait alors une métaphore sur la littérature anglaise en la comparant à l'apparence immuable d'une vieille maison de style victorien mais dont l'intérieur serait très moderne. Il dit que les écrivains écrivent sur la vie et la société qui change et que la littérature doit révéler ces changements, en sous-entendant que la littérature française, elle, ne le fait pas et s'endort sur ses acquis. Phillippe Djian assène à nouveau un coup en disant que cette diversité culturelle qui fait le charme de la littérature anglaise manque cruellement à notre littérature.

Une diversité linguistique :
James Flint explique que la langue française est plus rigide, plus difficile à traduire et que pour cette raison, les livres français sont rarement exportés dans les pays anglo-saxons. Tandis que Philippe Djian parle de scandale en critiquant nos éditeurs et agents littéraires français qui ne sauraient pas vendre nos romans à l'étranger. James Flint clôt cette discussion en nous parlant de l'othographe riche de la langue anglaise. Il explique que les éditeurs américains ont commencé à changer certains mots pour différencier leur orthographe à celle purement anglaise. Ainsi, par exemple, le mot "realise" devient "realize". Il avoue utiliser lui-même de plus en plus l'orthographe américaine qu'il juge plus moderne que l'écriture "classique" anglaise. Il trouve intéressant de voir que l'anglais américain puisse avoir des influences sur l'anglais, en ajoutant qu'il existe aussi d'autres influences, comme l'anglais indien, qui vont venir, elles aussi, enrichir leur langue. Cela sous-entend que notre langue manque d'influence et qu'on pourrait en envisager une qui viendrait de nos DOM-TOM, comme par exemple le créole.

Mon ressenti sur cette discussion : J'ai trouvé les propos des écrivains anglais très pertinents et cette discussion aurait mérité plus de temps pour être appronfondie. La phrase de Tobias Hill qui disait que la littérature était le reflet des changements dans notre société montre bien que l'acte d'écrire est finalement très politique. Robert Mc Liam illustre très bien cette idée en écrivant Les Dépossédés pour constater les ratages politiques de Miss Thatcher. Ce dernier nous a d'ailleurs dit que Monsieur Sarkosy avait fait un discours qui pour beaucoup rejoint les idées de cette dame et que s'il faisait les mêmes erreurs qu'elle, notre pays allait largement et très rapidement en souffrir. Et notre littérature française est le reflet de ce qui se joue en ce moment. On reproche à la littérature française de manquer de diversité culturelle quand, en ce moment-même, nos politiques prônent l'identité "nationale". Je vous rappelle que les sans-papiers ne se verront régularisés que sous l'unique condition qu'il parlent bien français et qu'ils devront dorénavant rédiger une sorte de rédaction montrant quelles sont pour eux les valeurs françaises. La littérature ne se porte bien que si elle témoigne d'un changement et d'une ouverture aux autres, autant vous dire que chez nous, elle a du soucis à se faire !!
Dans la discussion, l'arrogance des écrivains français a été soulevée et je suis d'accord avec eux. Il est largement temps que nous sortions le nez de notre nombril. Peut-on espérer un jour voir notre littérature française se renouveler et être le reflet d'une société reconnaissant, une bonne fois pour toute, son éclectisme culturel ?

Par musky - Publié dans : rencontre d'auteurs
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Lundi 18 juin 2007
Samedi, une rencontre était organisée, comme vous le savez, sur Toulouse, à l'occasion du Marathon des mots !!
Ayant assistée juste avant à une rencontre avec pour participants Philippe Djian et des auteurs anglo-saxons (demain, je vous en parlerai), je suis donc arrivée avec 1/4 d'heure de retard ( je tiens à préciser que d'habitude, je ne suis jamais en retard à un RDV mais il faut croire que je suis prête à quelques sacrifices sur mes habitudes quand il s'agit encore une fois de l'univers des livres!!!). Mais bon, à Toulouse, on parle du quart d'heure toulousain, donc tout va bien !!
Dès que je suis rentrée dans la créperie, j'ai tout de suite reconnu Anjelica !! Je n'ai donc eu aucune hésitation à me diriger vers la tablée.
Comme dit Flo, c'est vrai que c'est sympa de pouvoir mettre des visages sur des noms !!
Flo, je l'ai reconnue grâce à la photo qu'elle avait mise sur son blog. Et elle a la tchatch, comme on dit !! Elle est à l'image de son blog, à savoir qu'elle a beaucoup de choses à dire, qu'elle est très sympa et que son humour, à aucun moment, ne fait défaut !!
Anjelica, contrairement à ce que peut dire Flo, qui la trouve un peu froide, je l'ai trouvé très chaleureuse !
Yue Yin, elle a la pêche et saurait sans difficulté faire sourire un dépressif !! Elle fait partie des gens qui ont ce sens inné de la bonne humeur et ça fait plaisir à voir et à entendre !! Elle m'a donné des bons tuyaux pour faire en sorte que ma fille puisse passer au stade de lire toute seule, car celle-ci préfère quand je lui raconte les histoire alors qu'elle lit très bien !!
Choupynette, je l'ai sentie plus sérieuse et elle a un sens de la répartie à tout casser, en ce sens, elle m'a fait penser à ce que je peux deviner de Thom quand je lis ses chroniques.
Bluegrey, quant à elle, est très féminine et dégage beaucoup de douceur. Elle m'a fait des révélations sur Enki Bilal qui m'ont beaucoup étonnée et qui vont à l'encontre de ce que je pensais de lui. Il m'a déçue !!
La Belle-soeur de Bluegrey, Sophie, est très sympathique, elle aussi. Et à la voir resortir de la librairie avec un tas de livres sous le bras me fait penser que le syndrome du lecteur compulsif est contagieux ;))
Quant à moi, je crois que, comme  d'habitude, quand on me rencontre pour la première fois, j'ai dû paraître un peu réservée ou froide mais ce n'est qu'une apparence. J'ai besoin d'observer pour trouver mes repères et je pense que je serai plus loquace la prochaine fois et il faut dire aussi qu'au-delà de trois personnes, je me sens vite larguée dans la discussion ;))
Le Sherpa n'est pas non plus le lieu idéal pour discuter, la musique était beaucoup trop forte ! la prochaine fois, il faudra choisir un endroit plus propice à ça.
Pour les absents de la rencontre et pour ceux qui auraient aimé être de la partie, sachez que pour nous, c'est comme si vous êtiez là "Chimère a parlé de ce livre sur son blog...", "Clarabel a beaucoup aimé celui-ci...", "Moustafette en a parlé aussi...", "Cathulu a bien aimé...".
Ce qui m'a fait sourire aussi, c'est qu'on a continué à s'appeller par nos pseudos. C'était bien sympa, tout ça !!

Par musky - Publié dans : mes bavardages
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Vendredi 15 juin 2007

  La Route de Midland, Arnaud Cathrine
  éditions Verticales




Résumé : Will gare son van devant le Salt Café et y loue une chambre. Personne dans les parages, excepté Zach, un vieux mécanicien noir, et Singer, un adolescent orphelin recueilli par Amy, la tenancière du motel. Mais qu'est venu faire Will en plein désert texan ? Et qui repose dans le cercueil, à l'arrière de son camion réfrigéré ?

Le style d'Arnaud Cathrine est très épuré, très pudique et son écriture est prodigieusement maîtrisée et travaillée. Le poids des mots ( et des maux) a toute sa place dans l'univers que je pressens de cet auteur.
Chaque personnage est en confrontation avec lui-même. Chacun lutte contre un fantôme, contre un passé sur lequel il bute et qui empêche toute promesse d'avenir. Les personnages sont à l'image du désert qui les entoure, secs et infertiles mais aussi à l'image du Salt Café qui est un lieu de passage où l'on s'arrête pour pouvoir ensuite reprendre sa route. Tous les personnages sont en "stand by". Ils attendent tous quelque chose, mais eux-mêmes ne savent pas quoi. Ils sont dans l'impasse qu'ils se sont créés, dans l'incapacité à être. Ils sont en manque de devenir et en même temps en recherche d'eux-mêmes.
Arnaud Cathrine raconte très finement comment on peut se mentir pour refuser une réalité qui nous fait mal et qu'il est difficile de tourner la page et de faire le deuil de soi-même.
Le cerceuil que se trimballe Will à l'arrière de son van est très symbolique. Il est le fardeau que chacun des personnages porte en lui comme un boulet. Et autour de lui, le silence est lourd à porter et les non-dits, durs à révéler.
Cette histoire est très humaine parce qu'elle est universelle. On porte tous un cerceuil en soi. La question est de savoir si on est capable de se réaliser pleinement malgrè sa présence ou si on est condamné à vivre et à mourir avec lui.
Ma lecture de cet auteur ne sera pas la dernière. J'ai très envie maintenant de découvrir Sweet Home et L'Invention du père.
Ici, l'avis de Florinette.
 



Par musky - Publié dans : romans francophones
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Lundi 11 juin 2007

  Le Bal, Irène Némirovsky
 
éditions Grasset




Résumé : Récemment passé de la gêne à l'opulence, M. et Mme Kampf décident de donner un bal. Leur fille Antoinette, qui vient d'avoir quatorze ans, rêverai d'y assister. Mais Mme Kampf, peu soucieuse de présenter à ses admirateurs une fille déjà si grande, oppose un refus formel. Antoinette ne préméditera pas sa vengeance : elle l'accomplira d'un geste, dans un état second... Elle sera terrible.

Ce livre est un petit bijou de cruauté.
Tout d'abord, le lecteur découvre le personnage tyrannique de la mère, qui abuse de sa toute puissance vis-à-vis de sa fille. Elle n'est pas très sympathique, cette mère !! Et pourtant on comprend très vite les raisons inconscientes qui la poussent à humilier et à étouffer sa fille. Accepter que sa fille puisse grandir, c'est accepter de vieillir et ça, Mme Kampf n'est pas prête à le concéder. Alors, elle refuse tout bonnement que sa fille puisse assister à ce fameux bal : "Apprends, ma petite fille, que je commence seulement à vivre, moi, tu entends, moi, et que je n'ai pas l'intention de m'embarasser de sitôt d'une fille à marier...".
Ensuite, c'est la cruauté de la haute-société qui nous ait donné à voir et là, Irène Némirovsky a très bien su nous la faire toucher du doigt. Les Kampf sont des nouveaux riches, des arrivistes pour qui, rentrer dans un monde qui n'est pas dû à leurs origines est une chose qui est loin d'être aisée. La scène de la préparation des cartons d'invitation est un pur délice car on comprend alors l'enjeu qui se profile derrière le bal : "si je ne sais pas que le lendemain ils crèveront tous de jalousie, j'aime autant ne pas donner de bal du tout !". Ce qui est aussi très pathétique, c'est que l'on se rend compte que les Kampf ne connaissent pas les us et coutumes, les codes protocolaires de cette haute-société et le lecteur est partagé entre la compassion et la jubilation un peu mesquine. Il a à la fois envie de voir les Kampf se planter parce qu'ils ne sont finalement pas très aimables et en même temps, on a envie qu'ils réussisent ce bal pour qu'ils aient droits, eux aussi, à la reconnaissance sociale. C'est assez féroce et j'adore ça !!
Ce texte court nous raconte aussi que chacun des personnages doit trouver sa place et que cela ne peut avoir lieu qu'en passant par la reconnaissance des autres. Les Kampf donnent ce bal pour montrer aux autres qu'ils sont comme eux et Antoinette essaye de trouver sa place dans la famille et pour cela doit montrer à ses parents qu'elle n'est plus une enfant. Et là aussi, c'est assez caustique, car Antoinette a très envie d'être comme les autres jeunes filles et en même temps, elle réfléchit encore comme une enfant.
Irène Némirovsky a fait un choix très judicieux en écrivant un texte court, car ainsi, toute la problèmatique est rendue à son paroxysme. Le lecteur a l'impression d'être devant une mise en scène et cela donne un aspect très théatral à cette histoire. J'ai beaucoup aimé l'utilisation de ce procédé ! Antoinette et sa mère ont vraiment l'étoffe des personnages d'une tragédie grecque et Oedipe n'est vraiment pas loin tant la vengeance d'Antoinette fait figure de matricide.
A lire absolument !!
Des avis en veux-tu, en voilà.
Et aussi l'avis de Sophie qui l'a beaucoup aimé !!
Et Merci encore à Cuné pour cette belle découverte !! Dès que je peux, j'en lirai d'autres de cette auteure.

Par musky - Publié dans : romans francophones
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